Régler son gréement

Gib Sea 76 au port

Les performances d’un voilier, et la sécurité, dépendent beaucoup du réglage du gréement dormant. Or ce dernier est souvent très peu regardé.

Que se soit en début de saison ou avant chaque mise à l’eau, le réglage du gréement dormant est une étape importante. Il va être fonction de chaque voilier, en tenant compte de différentes caractéristiques qui lui sont propre comme le type de gréement (en tête, fractionné, barres de flèches droites ou poussantes, …), les type de voiles (Full batten, à corne, 3DL, etc…),…

Le mât est un axe vertical tenu en position, à l’avant, par l’ étai, à l’arrière, par le pataras, et de chaque côté, par les haubans ou bas haubans. Les barres de flèche, elles, réduisent la flexion latérale du mât.

Le but principal du gréement dormant reste de maintenir le profil qui portera les voiles à la verticale, c’est grâce à la compression du mât que celui-ci reste en place. Les efforts sont très importants, le réglage du gréement dormant doit donc se faire avec finesse.

En effet, un Profil qui est juste droit n’est pas un optimisé. Pour cela, on va agir sur trois points : le réglage latéral, la Quête (angle formé par le profil d’avant en arrière avec la verticale du bateau) et le cintrage (courbe donnée au profil).

Le réglage latéral.

Le réglage latéral consiste à centrer le mat par rapport à chaque bord du voilier. En plus de la vérification visuelle, en se mettant en pied de mât, une bonne méthode consiste à envoyer un mètre à mesurer en tête de mât à l’aide de la drisse de grand-voile. Les distances entre la tête du mât et chacune des cadènes doivent être les même d’un bord et de l’autre. Les ridoirs doivent être réglés de la même manière sur les deux bords.

Le réglage de la quête.

Le réglage de la quête du mât est importante pour l’équilibre du bateau, et l’équimibre de barre. Ce réglage va jouer sur l’ensemble du mât. En faisant basculer le mât vers l’avant, le centre de voilure avance, le rendant plus moue quand une inclinaison vers l’arrière rendra le bateau plus ardent.

Le réglage du cintrage.

Le réglage du cintrage du mât permet de régler aussi les voiles, d’aplatir la grand-voile dans la brise et d’affiner les réglages. Le réglage du cintrage du mat se fera avec le bas étai et le pataras. Retenez quand même que dans la majorité des cas, un mat rectiligne est le bon réglage.

Les outils nécéssaires au réglage du gréement.

Les outils nécéssaires au réglage du gréement, quelque sois le type de navigation, sont les suivants :
Des clés plates adaptées.
Une pince multiprise pour ôter les goupilles fendues qui maintiennent les ridoirs bloqués.
Un tournevis plat pour écarter les goupilles neuves.
D’une clé à molette adaptée aux ridoirs.
Du scotch d’électricien pour couvrire les goupilles.
De la graisse marine.
Des goupilles de rechange.

Au Port :

Aligner le mat dans l’axe de la quille. Pour cela, il faut régler les ridoirs à l’identique sur chaque bord. Le contrôle pourra se faire à l’oeil nu et avec un mètre.
Mettre en tension les bas haubans afin que la partie basse du mat, jusqu’au barres de flèche soit fixe.
Mettre en ligne la tête de mat grâce aux gal-haubans. Vérifiez le réglage à l’aide de la gorge de grand voile.
Pour jouer sur la quête, on va règler la longueur de l’Etai.

En navigation :

C’est en mer, gréement sous charge, que l’on apprécie le mieux les réglages du mât. Choisir un jour de mer plate et un vent de force 3 maximum. Au près, vérifier l’alignement de la gorge qui doit être absolument rectiligne, si ce n’est pas le cas, réglez les haubans sous le vent et virer de bord pour régler les haubans de l’autre côté, jusqu’à un alignement parfait.
Sous voiles, il est souhaitable de marquer la position des drisses au marqueur indélébile ou par un fil de couleur, et ainsi retrouver rapidement les réglages.

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