Creation du parc naturel marin de la Gironde et des pertuis charentais

carte parc naturel de Gironde

Ségolène Royal a signé, le 4 avril, le décret de création du Parc naturel marin de l’Estuaire de la Gironde et de la mer des Pertuis charentais. Le parc proposera des mesures pour assurer la protection des écosystèmes, tout en permettant le maintien ou le développement durable des activités économiques.

À l’est du golfe de Gascogne, un vaste territoire de transition entre roches armoricaines et sables aquitains se distingue au centre de la façade atlantique. L’estuaire de la Gironde et les Pertuis bordant les côtes charentaises et vendéennes, composent le parc naturel marin. Il s’étend ainsi sur plus de 6 000 km² et 700 kilomètres de côtes, du sud de la Vendée jusqu’en amont de l’estuaire de la Gironde.
Le parc regroupe trois grandes zones :
  • la pleine mer au large avec le panache de la Gironde,
  • la mer des Pertuis (Breton, d’Antioche et de Maumusson),
  • l’estuaire de la Gironde.

Un patrimoine exceptionnel

La création du parc naturel marin permettra de gérer, localement, les enjeux aussi bien écologiques qu’économiques, avec des moyens et une gouvernance adaptés.

Le futur parc comprend une mosaïque d’habitats interconnectés : fonds rocheux, vasières, îlots, estrans calcaires, sables. Ils abritent de nombreuses espèces : tortue luth, requin pèlerin, mammifères marins, anguille, maigre, crevette… C’est une zone majeure pour les espèces migratrices : oiseaux ou poissons comme l’esturgeon d’Europe, espèce en voie d’extinction.
Dans les eaux côtières, les huîtres et de nombreux poissons, juvéniles et adultes, comme le bar, trouvent abri et source de nourriture. Au large, les fonds permettent la reproduction des soles. Ces richesses naturelles, encore largement méconnues, sont fragiles (surexploitation de la ressource, pollutions…).
Cet espace marin accueille aussi de nombreuses activités professionnelles et de loisirs : activités portuaires et industrielles (dragage, extraction de granulats), conchyliculture, pêches professionnelles et de loisirs, nautisme, sports, tourisme balnéaire… Ces activités, en plein essor et en pleine transformation, doivent cohabiter sur une même zone.

À quoi servira le Parc ?

Six grandes orientations de gestion définissent les objectifs du Parc :
  • Améliorer et partager la connaissance scientifique et empirique des milieux marins, des espèces et des usages.
  • Promouvoir et développer les activités de pêche professionnelle (côtière et estuarienne), aquacoles et conchylicoles dans le respect des écosystèmes marins.
  • Promouvoir et développer les activités maritimes portuaires et industrielles ainsi que les activités de loisirs dans le respect des écosystèmes marins.
  • Renforcer le lien « Mer & Terre » par le partenariat des acteurs concernés afin de préserver la qualité et la quantité des eaux.
  • Préserver et restaurer les milieux et les fonctionnalités écologiques, dans un équilibre durable entre biodiversité et activités socio-économiques.
  • Diffuser, auprès du plus grand nombre, la passion de la mer et impliquer chacun dans la préservation du milieu maritime et littoral.

Comment sera-t-il géré ?

Un parc naturel marin est géré par un conseil de gestion, composé d’acteurs locaux représentant les différents usagers de l’espace marin. Le conseil du futur parc sera composé de 57 membres : services de l’État, élus locaux, professionnels de la mer, usagers de loisirs en mer, associations de protection de l’environnement et personnalités qualifiées. »

Ministère de l’écologie et du Développement Durable.