Urgence ! Si l’océan meurt nous mourrons

Il existe des solutions au dérèglement climatique, mais personne ne semble vouloir les entendre. Fidèle à ses méthodes d’activiste, Paul Watson dégaine un manifeste. Cet opuscule uppercut qu’il remettra aux différents gouvernants participant à la COP 21 s’adresse à chacun d’entre nous.

Objectif de la Conférence des Nations unies sur les changements climatiques à Paris : maintenir la hausse des températures en deçà de 2 degrés. Percutant, dramatiquement réaliste, Urgence ! Si l’océan meurt nous mourrons est un appel au monde à se mobiliser pendant qu’il en est encore temps.

Le « capitaine » Watson s’appuie sur ce qu’il définit comme les trois grands piliers de l’écologie – la diversité, l’interdépendance et les ressources limitées – et affirme que les germes, les vers de terre, les abeilles et les arbres sont plus importants que l’humanité. Provocation ? Conviction. « Nous avons besoin d’eux, l’inverse n’est pas vrai. » Avec un credo : « l’eau est le sang de la planète », l’océan est à la base de tout.

Quand on agite les océans et les esprits depuis plus de quarante ans, on ne baisse pas les bras. Au-delà du constat brut, Urgence ! Si l’océan meurt nous mourrons propose des solutions concrètes à mettre en place par gouvernants et citoyens.

On ressort de la lecture de ces pages sinon convaincu au moins ébranlé dans ses certitudes. Avec cette phrase en tête : « L’humanité a franchi le seuil de tolérance écologique (…). La COP 21 est sa dernière chance. »

Editions Glenat : 4.99 Euros.

1 Commentaire

  1. Si c’est tellement urgent selon l’auteur (urgence dont je ne doute pas personnellement), pourquoi cet ouvrage n’est il pas gratuit en téléchargement, ou du moins accessible pour un montant symbolique qui couvrirait les frais d’hébergement?
    Inciter à acheter un livre en carton et papier, transporté par camion, etc. est ce bien écologique? Ou est ce juste de la com’?
    M. Watson montre ses muscles et sa détermination, joue au caïd, joue à la guerre, transforme la cause en combat physique, fait des films de guerre maritime avec armada etc, prône l’action et la communication outrancière, et en oublie les principes qui le font agir. Il en oublie d’être crédible et à la hauteur des enjeux…
    Il y a toujours un risque fondamental dans l’extrémisme.

    Je corrige un point : les vers de terre ont probablement autant besoin de l’homme que l’inverse. Cette interdépendance est très subtile.
    Le sous-entendu qui dit que l’homme est inutile dans l’environnement est ridicule. En fait l’homme est probablement le facteur principal de modification et de régulation de l’environnement aujourd’hui, et cela va aller en s’amplifiant. L’homme peut donc faire disparaitre les ver de terre ou au contraire les protéger.

    Le problème aujourd’hui est donc d’apporter ce niveau de conscience et donc de responsabilité entre les mains de tous les humains, et qu’il en fassent quelque chose de collectif.
    Watson est il en train de participer à créer cette conscience, cette responsabilité et ce collectif? A mon avis non. Il est l’aboutissement ultime de ce qu’il dénonce : un individu unique et isolé qui met en œuvre le culte de la personnalité (le même que Louis XIV ou Lénine), donc le contraire absolu de la conscience, de la responsabilité partagée et du collectif. Merci Watson!

    Est à dire que le monde “écologique” qu’il nous promet revient à sauver les humains d’eux même et contre leur gré – et pour le bien des vers de terre? Un belle dictature très sympathique…

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