Ian Lipinski devant Alberto Bonan aux Açores.

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Alberto Bona (Promostudi La Spezia) est donc arrivé en plein cœur de la nuit açorienne, en tentant de glaner les derniers souffles de vent qui pouvaient régner aux abords de la marina d’Horta. Sur les pontons l’attendait Ian Lipinski (Griffon.fr). Ensemble, les deux hommes se félicitaient d’avoir laissé l’ensemble de la flotte des bateaux de série derrière eux.

Il existe une sorte de communauté au sein de la Classe Mini, celle des skippers de prototypes. Espèce menacée de disparition, le skipper de proto accepte le plus souvent de passer le plus clair de son temps autour de son bateau, à tenter de mettre en place des équilibres complexes entre les différents paramètres sur lesquels la jauge les autorise à jouer : quille basculante latéralement et longitudinalement, mât aile basculant, ballasts, foils, les possibilités d’interactions sont nombreuses et les combinaisons multiples. Et puis, disposer d’un proto, c’est comme prendre soin de la montre à gousset que vous a légué votre arrière-grand-oncle : une machinerie subtile, parfois fragile mais tellement belle à regarder. On comprend que les protos n’ont aucune envie de se faire tondre la laine sur le dos par des bateaux de série où tout est paramétré d’avance par le chantier.

Ce ne sera pas le cas pour cette étape. Les leaders des bateaux de série pointaient encore à 8h (TU+2) à plus de vingt milles de l’arrivée alors que le vent est complètement sur Horta. L’anticyclone a décidé de prendre ses aises juste sur la zone de course et les coureurs doivent s’attendre à vivre quelques dernières heures particulièrement éprouvantes, à guetter la moindre risée sous un soleil de plomb. L’Atlantique a pris ce dimanche des accents méditerranéens.

source : PF Bonneau pour SAS2016

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