Bioplastiques. bonne ou mauvaise solution

bouteille plsatique sur plage

La plaisance est un des grands producteurs de plastiques et composites. Face à un problème évident de pollution, on parle de plus en plus de bioplastiques. ces bioplastiques sont elles la solution d’avenir?

On parle de plus en plus de bioplastiques pour la fabrication de voiliers, entre autre. Cette solution semble répondre à plusieurs problématiques. Une problématique de production afin de trouver de nouvelles ressources de matières premières. mais aussi, et surtout, pour répondre à une problématique environnementale.

Au delà de nos habitudes lors de nos navigations, ne plus embarquer de couverts jetables, garder nos poubelles,… Les biocomposites sont présentés comme une opportunité dans la plaisance. Pour ce qui concerne le nautisme, je ne sais pas si les chantiers l’avaient envisagé à l’époque mais la durée de vie de nos bateaux est extraordinaire. On ne peut pas vraiment parler de l’obsolescence programmée dans le nautisme, il faut le reconnaître.

Mais cette qualité de construction entraîne un autre problème. On construit toujours autant de voiliers pendant que les plus anciens flottent toujours, en général. Que faire des vieux bateaux? Comment les recycler? Si les faire vivre plus longtemps et la meilleur solution, il faut bien reconnaître que nous ne sommes pas assez de voileux pour naviguer sur tous les voiliers présents dans les ports ou les chantiers et qui sont laissés à l’abandon. La fédération des industries Nautiques a bien mis en place des structures pour récupérer les épaves, mais là aussi, il faut bien penser à l’avenir.

Les bioplastiques

On parle donc de plus en plus de bioplastiques ou plastiques bio sourcés. Ils auraient l’intérêt de respecter l’environnement en étant biodégradables ou, pour les autres, d’utiliser des matières premières écologiques pour remplacer les composites actuels.  Tout ce qui peut faire avancer les choses m’a toujours intéressé et j’étais, pour le coup, plutôt optimiste sur ces bioplastiques jusqu’à ce que…je lise un article paru sur le site de la fondation Surfrider.

La fondation met l’accent sur les éléments suivants: “L’impact environnemental des plastiques mis au rebut est corrélé avec le temps nécessaire à leur décomposition complète. La biodégradabilité, c’est-à-dire la conversion métabolique du matériau en dioxine de carbone, eau et humus, est mesurée par des tests standards et normalisés. Pour qu’un matériau soit reconnu biodégradable celui-ci doit atteindre 90% de biodégradation en moins de 6 mois dans le cadre d’un compost industriel. Or, dans le cas des bioplastiques, les normes les plus fréquemment utilisées par les producteurs et distributeurs ne garantissent pas la dégradation dans un compost domestique ou en milieu naturel, et encore moins dans le milieu marin qui réunit des conditions extrêmes (faible luminosité, manque d’oxygène, etc…) mais bien dans un environnement industriel. La mise en avant de ces normes pour garantir la biodégradabilité de ces dérivés est donc trompeuse pour le consommateur.

Donc, j’ai envie de dire….Changeons nos habitudes et nos comportements

Retrouvez l’article complet sur le site de la Fondation Surfrider qui explique son point de vue ci dessous.

Les bioplastiques, une vraie fausse solution d’avenir !

 

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