Bernard Stamm, de retour sur son petit multicoque

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Alors qu’il vient de remettre à l’eau son trimaran aux couleurs de Cheminées Poujoulat, son fidèle partenaire depuis 2003, Bernard Stamm s’apprête à rempiler pour une troisième saison sur le circuit des Diam 24.

C’est ce week-end que le skipper Suisse s’alignera au départ de sa première course de la saison sur son Diam24. Une saison qui sera bien remplie avec le Grand Prix Atlantique, le Spi Ouest-France, le Grand Prix de l’Ecole Navale, la Multyco, la Normandie Cup et le Tour de France à la Voile. Davantage rôdé, Bernard Stamm affiche logiquement des ambitions fortes, cette année. Il vise notamment une place dans le Top 5 à l’issue de la 40e édition du TDF, l’épreuve phare de son calendrier 2017. Pour atteindre son objectif, le marin a choisi de modifier l’organisation du bord, mais aussi de s’appuyer sur des régatiers particulièrement chevronnés, à l’image de Gwen Riou, qui compte notamment une préparation olympique en 470, et de Jean-Christophe Mourniac, ex membre de l’équipe de France de Tornado, champion du Monde de Hobie Tiger (catamaran de sport) et deuxième du Tour de France 2016.

Après un tour du monde bouclé en 40 jours, 23 heures, 30 minutes et 30 secondes sur le maxi trimaran IDEC Sport aux côtés de Francis Joyon, avec, à la clé, un nouveau record, Bernard Stamm se prépare donc à attaquer sa saison 2017, sur le circuit des Diam 24. « Nous avons remis Cheminées Poujoulat à l’eau ce lundi. Cette semaine, nous allons participer à trois jours de stage avec quelques-uns de nos concurrents sous la houlette de Marc Bouët. Ce sera une belle occasion de remettre le bateau en route avant le coup d’envoi du Grand Prix Atlantique, vendredi », a expliqué Bernard qui tâchera de reprendre aussi vite que possible ses marques sur son trimaran mais qui a déjà eu l’opportunité de s’entraîner dix jours à Tahiti, le mois dernier. « Nous nous sommes fait prêter un bateau sur place et nous nous sommes confrontés avec l’équipage de Téva Plichard. C’était vraiment parfait pour se mettre dans le bain », a ajouté le skipper, d’ores et déjà impatient d’attaquer sa saison. « Le projet a encore évolué depuis l’an passé. Et pour cause, le niveau de la classe grimpe constamment et il faut s’adapter », a indiqué Bernard qui a donc apporté différentes modifications à son projet.

Des postes mieux adaptés à chacun

« C’était compliqué de courir toutes les étapes comme je l’ai fait l’an passé. J’ai donc proposé de céder la barre du bateau. Ainsi, je vais pouvoir me concentrer sur la nav’ sur les raids et commenter les stadium pour les invités de Cheminées Poujoulat », a précisé le marin Suisse qui laissera ainsi le stick à Jean-Christophe Mourniac, spécialiste du petit multicoque, tandis que Gwen Riou officiera à la grand-voile puis à la tactique, et que lui fera équipier d’avant sur les côtiers. « A ce jour, nous ne sommes pas encore vraiment fixés sur le quatrième équipier, celui qui se retrouvera à l’avant sur les in-shore. Ce week-end, à Pornichet, c’est Pierre Le Clainche qui occupera le poste mais rien n’est encore figé pour le moment. Il faut que le 4e homme nous permette de rester dans une fourchette de poids raisonnable et qu’il arrive à fonctionner au mieux avec le noyau déjà existant », souligne Bernard qui affiche, cette année, des ambitions fortes en termes de résultat, notamment sur le Tour de France, l’épreuve phare de la classe. « En 2016, Marie Soler et Hugues Puimatto découvraient complètement le support et la navigation au large. De plus, aucun de nous trois n’était véritablement à son poste de prédilection. Nous sommes, malgré tout, parvenus à bien progresser, en particulier pendant le Tour, mais nous n’avons pas réussi à transformer l’essai au niveau du classement. L’expérience s’est avérée très enrichissante sur le plan humain mais sportivement, il nous a manqué un peu de temps », a commenté le skipper de Cheminées Poujoulat qui a, pour mémoire, terminé 12e à Nice.

Objectif : Top 5

« Cette année, notre objectif est d’essayer de rentrer dans le Top 5. Nous savons néanmoins qu’il subsiste quelques inconnues car, par rapport à l’année dernière, les teams semblent plus entraînés mais aussi mieux organisés. Le niveau monte progressivement, c’est un fait. A mon sens, il y a aujourd’hui deux voire trois fois plus d’équipages compétitifs qu’en 2016 », a noté Bernard Stamm qui compte sur les régates d’avant-saison pour se caler et se préparer au mieux. « Ces premières courses vont nous permettre de nous jauger par rapport aux autres et de définir le boulot à effectuer sachant que l’on part de beaucoup moins loin que l’année dernière. Nous avons tous nos expériences. Nous allons tâcher de les partager et d’en tirer parti au mieux », a promis le marin que l’on verra donc ce week-end à Pornichet pour le GP Atlantique, et ensuite à la Trinité-sur-mer pour le Spi Ouest-France (du 13 au 17 avril), à Lanvéoc pour le Grand Prix de l’Ecole Navale (du 25 au 28 mai), à Bénodet pour la Multyco (du 3 au 5 juin), au Havre pour la Normandie Cup (du 15 au 18 juin), et sur les différentes étapes du Tour du France à la Voile (Dunkerque, Fécamp, Jullouville, Arzon – Port du Crouesty, les Sables d’Olonne, le Grau du Roi – Port Camargue, Marseille et Nice) entre les 7 et 30 juillet. Un joli programme en perspective !

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