Paul Meilhat, De l’Imoca au Diam24

Paul Meilhat, skipper SMA
Photo Vincent Curutchet / DPPI / SMA

Pendant que son Imoca60 est en chantier chez Mer Agitée, Paul Meilhat navigue en Diam 24, le trimaran du Tour de France à la Voile.

Des Grands Prix, des sessions d’entraînement et trois étapes du Tour de France à la Voile : le calendrier de Paul Meilhat s’enrichit de nouvelles expériences en attendant que le 60 pieds SMA retrouve sa superbe, à l’abri du chantier. C’est au sein de l’équipe Vivacar, coachée par la légende du Tour, Daniel Souben, et skippée par son fils Mathieu, que Paul retrouve les plaisirs de la course au large. Et renoue avec ses réflexes de voile olympique : « Ces deux dernières années, je n’ai fait que de l’Imoca. Ça fait du bien de refaire de la navigation au contact, de tourner autour de bouées, de travailler les départs et de participer à ces longs débriefings ; bref, de casser complètement mes habitudes. ».

Paul, qui a suivi la voie olympique en laser et 49er dans ses toutes jeunes années, a retrouvé avec plaisir cet environnement dans lequel il s’est épanoui. « C’est vraiment intéressant de retrouver mes collègues de la voile olympique, les coaches qui sont toujours là, et de côtoyer les petits jeunes, dit le trentenaire. J’ai retrouvé mon ancien équipier de 49er, des anciens pensionnaires de l’Ecole Nationale de Voile et de Sport Nautiques (ENVSN)… Quant à Mathieu Souben, je le connais depuis longtemps : il faisait du Tornado et on était pensionnaire du même pôle ».
Si ce petit trimaran de 24 pieds a réussi son pari d’être simple à manoeuvrer, l’exploiter au maximum de ses performance est autre chose. « Dans le petit temps, ce n’est pas simple de le faire avancer. Surtout, c’est un monotype, ce qui veut dire que tout se joue sur de petits détails, d’autant plus que le niveau de la classe est hyper élevé. Mais dès qu’il y a 12 noeuds de vent, c’est un bateau super sympa à naviguer ».
Si Paul s’est offert cette parenthèse, c’est non seulement parce que chaque pratique de la voile s’enrichit des autres savoir-faire, mais aussi parce que toute remise en question est bénéfique. « Ça remet les pendules à l’heure : se remettre dans une démarche d’apprentissage, avancer les sens en éveil et écouter les autres pour prendre de l’information, ça impose l’humilité. Et puis, ces formats de course en Diam24 sont si rapides qu’ils imposent des processus de réflexion express, ce qui est très stimulant ».

Paul sera donc au départ, après le Grand Prix de Pornichet, du Spi Ouest France (13-17 avril), du Grand Prix Guyader (29 avril-8 mai), du Grand Prix de l’Ecole Navale (24-28 mai) et des trois premières étapes du Tour de France à la
Voile : Dunkerque (7-9 juillet), Fécamp (10-11 juillet), Jullouville (13-14 juillet).

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