Barrer un voilier

voiliers en régate

C’est une question qui revient souvent « qui prend la barre ? ». C’est souvent le poste préféré, qui donne l’impression d’être le patron, de prendre les commandes. Et pourtant, il est plus facile de bien barrer un voilier que de bien régler les voiles.

Si barrer n’est pas très compliqué, il est important d’avoir quelques éléments en tête afin de « bienderiveur légéer topaz en navigation barre ». Encore plus quand on navigue en solitaire ou en famille. Pour ceux qui commencent la voile, il est conseillé de commencer à barrer des petits voiliers, ça tombe bien, mais encore mieux, des dériveurs légers type 4.20 ou autres qui permettent de mieux sentir la barre et l’évolution du voilier en fonction des ses coups de barre et cela évite d’utiliser un compas pour garder son cap et de regarder, plus loin devant, un amer.

La position sur le voilier.

En général, le barreur s’installe au vent, cela lui permet de mieux observer les voiles, les risées, les vagues. Cependant, on peut envisager, sur un petit voilier, de s’installer sous le vent quand celui ci est faible afin de faire gîter le bateau, voir même de s’installer sous le vent pour le plaisir. Au près, par mer calme et vent soutenu, c’est très agréable de se retrouver près de l’eau et de voir le génois ou le foc bien réglé.

Concernant la position du barreur, il faut être bien calé afin de ne pas être déséquilibré ( valable pour tout l’ équipage…).

Tenir la barre.

Le barreur devra tenir la barre avec la main la plus en arrière sans la serrer ( sauf quand cela devient nécessaire lorsque le vent monte). Le but est d’anticiper les mouvements du bateau et de ressentir l’attitude du voilier (ardent, mou,…) et de ne jamais donner des grands coups. De petits mouvements sont suffisants.

Il est possible, voir même indispensable, d’équiper sa barre d’un stick. Le stick permet d’avoir une position plus confortable. Sa taille est importante, trop bas, trop haut, il fatiguera plus vite le barreur. La bonne taille est quand il arrive près du ventre, au niveau du nombril.

Les bons repères pour bien barrer.

équipage sur un voilier de régateLe barreur doit oublier l’idée qu’un bon sillage est un sillage systématiquement rectiligne. Et c’est là qu’on en revient au réglage des voiles. Avant de bien barrer, il faut que les voiles soient bien réglée, que le bateau soit bien équilibré afin que le barreur n’ai plus qu’à s’occuper des éléments externes au bateau. Il devra rester concentrer sur les vagues, les bruits du bateau, la direction et la force de vent. Chercher le meilleur rapport cap-vitesse.

Les vagues doivent être prises en considération. En effet, elles vont freiner le bateau, au près par exemple, il faut donc les anticiper et apprendre à contrôler son voilier. Pour cela, la pratique, la pratique.

Les penons sont un bon moyen de gérer le vent, les refusantes, les adonnantes, de conserver un bon cap par rapport au vent.

Enfin, le compas de route permettra de garder sa route tout en optimisant votre navigation en fonction du vent, d’avoir un repère de cap optimal, au près.

Petit lexique du vent.

Adonnante :Changement de la direction du vent apparent lorsqu’il adonne, ce qui permet de serrer le vent plus près, de lofer. ( souvent lié à sa force ou sa direction).

Refusante : Changement de la direction du vent apparent faisant souvent faseyer les voiles et obligeant généralement à abattre ou éventuellement à border les voiles.

Ardent : Un voilier qui est ardent a tendance à lofer, à revenir au vent.

Mou : Un voilier mou a tendance à abattre, à aller sous le vent.

Neutre : Un voilier est neutre quand il est équilibré, dans l’absolue, on n’a même pas besoin de toucher la barre (si, si, c’est possible…).

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